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Aider les enfants avec leurs émotions, le vécu d'une maman après avoir fait des ateliers Faber & Mazlish ! À lire et à essayer avec vos enfants, ça marche !

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Il y a quelques mois, je me suis décidée à m'inscrire aux ateliers Faber & Mazlish, organisés par Sandrine de S Comm C, sur le (vaste) thème : "Parler pour les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent". 

J'avais découvert les auteurs du livre éponyme grâce à mes lectures bloguesques il y a quelques temps et j'avais acheté, il y a un certain temps l'un de leurs ouvrages : "Parents épanouis, Enfants épanouis". J'en avais d'ailleurs déjà parlé pour l'un des premiers Vendredis Intellos (wahou, c'était en septembre 2011, déjà !!) : ENV et rôle de l'enfant

Si, en théorie, je suis assez adepte et réceptive à cette vision de la communication parents-enfants, je dois avouer que la mise en pratique au quotidien m'a toujours paru peu instinctive, voire carrément laborieuse. D'où l'intérêt des ateliers, avec le grand espoir de remplacer peu à peu les automatismes hérités de mon enfance par des automatismes que je juge plus positifs et respectueux. 

  

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Des résumés ou avis concernant les ouvrages comme les ateliers qui en sont issus, je pense que l'on peut en trouver beaucoup sur Internet - et notamment ces articles sur les Vendredis Intellos (liste non exhaustive) : 

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Les ateliers sont donc organisés en 7 séances à thèmes. Le premier de ces thèmes a trait au fait d'aider les enfants aux prises avec leurs sentiments pénibles

Je ne veux pas "spoiler" les ateliers - même si je reste persuadée que peu importe ce que je dirai, rien ne vaut d'y participer soi-même - mais surtout raconter combien leur mise en pratique à la maison avec Pti Tonique me paraît parfois spectaculaire (oui, rien que ça) (je te vends du rêve, je sais !).

Parmi les outils évoqués lors de cette première séance, il y en a 2 que j'utilise maintenant régulièrement : 

  • décrire le sentiment plutôt que le nier (en réalité, je connaissais déjà cet outil depuis qq temps, je m'efforçais de l'utiliser notamment pour reconnaitre la peur et la colère mais jamais cela n'avait autant porté ses fruits), 
  • et utiliser l'imaginaire pour donner à l'enfant ce qu'il ne peut pas avoir.Un outil que j'ai également utilisé pas plus tard qu'hier soir non pas pour donner à mon fils ce qu'il ne pouvait avoir mais pour tempérer son impatience (exemple à suivre...). 

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Situation 1 : reconnaissance des sentiments

C'est l'heure du bain. Tandis que je déshabille sa soeur sur la table à langer, Pti Tonique n'est pas trop pressé de se déshabiller lui-même et a trouvé beaucoup mieux pour s'occuper : le vieux tuyau de vidange de la baignoire de bébé, avec lequel je ne veux pas qu'il joue parce qu'il est sale et tout moisi à l'intérieur (oui, j'aurais aussi pu le laver et le mettre à ailleurs mais bon... hein... voilà quoi !!) (si si, je suis sûre que vous comprenez). Commence donc le (passionnant) dialogue suivant : 

  • Pti Tonique, laisse ce tuyau ! Arrêtes de jouer avec, il est sale !

Il continue à trifouiller l'embout. Je lui demande de se déshabiller. Il me répond : 

  • Mais !!! Je veux pas te parler ! (phrase type du Pti Tonique pas content) 

Et continue de tripatouiller l'embout. Et là, JE TENTE (sans grande conviction) : 

  • Oui, tu es frustré parce que tu voulais jouer avec le tuyau.

Aussitôt, il se tourne vers moi, tend les bras en l'air et me répond : 

  • Est-ce que tu peux m'enlever mon t-shirt ?

Je ne dirais qu'une chose : WA-HOU !!!! Mais avec plaisir mon chéri !!!!! 

Là, on vient juste de s'économiser 10 min de palabres, énervement, menace et frustration, je vous le garantis. Yessss ! 

  

Situation 2 : imagination

Nous sommes tous les 4 en voiture, on rentre à la maison et c'est l'heure du déjeuner. Pti Tonique a faim et dit qu'à midi, il veut manger de la pizza. Manque de bol, j'ai prévu un gratin de gnocchis. Je commence à lui expliquer, je reformule et reconnais son envie de pizza mais réaffirme que nous n'en mangerons pas à midi, ce sera des pâtes. Pti Tonique n'est pas satisfait et continue à réclamer (en boucle) de la pizza. 

Je me dis que c'est le moment de tenter le coup de l'imagination. 

  • Je vois que tu as envie de manger de la pizza. Tu voudrais quoi sur ta pizza si tu en mangeais ?
  • Du jambon !!!
  • Ok, du jambon. Et quoi d'autre ?
  • Que du jambon !
  • Peut-être aussi du fromage ?
  • Non, de la pizza et du jambon !!
  • Ok... (well well well, on rebondit comment déjà, après ?!) 

Là, je ne sais plus comment poursuivre. Je sens qu'on a pas trop atteint le degré de l'imaginaire mais plutôt celui du "passage de commande". Je crains qu'il n'ait compris qu'on allait vraiment acheter ue pizza mais pour l'instant, il ne réclame plus. 10 min après, Mr Sioux a le malheur de reprononcer le mot "pizza" et là, Pti Tonique ayant l'oreille fine (et la voiture étant un espace clos relativement restreint), il se remet à réclamer. Pas de solution trouvée, il râle. => ECHEC. 

  

Entre temps, je me suis rendue à l'atelier n°2 et lors du débriefing, notre formatrice a bien insisté sur le fait que pour utiliser l'outil de l'imaginaire, il fallait vraiment mettre le paquet, ne pas hésiter à partir dans de gros délires : "plus c'est gros, plus ça marche"... et plus ça les détourne (au moins temporairement) de la frustration initiale. 

  

Situation 3 : imagination (try again !) 

Nous sommes à nouveau en voiture. Nous sommes allés rendre visite à une gentille maman (lectrice du blog - Coucou Anne-Laure !) à 45 min de chez nous. A l'aller, j'avais vu des poules sur le bord de la route mais Pti Tonique n'ayant pas un temps de réaction assez court, il les avait loupées, le temps que je lui dise de regarder. Du coup, on s'était promis que je les lui montrerai à nouveau au retour. Manque de bol, pour la même raison qu'à l'aller, il les rate. 

Of course, la première fois, ça passe. La 2e fois, c'est trop. Grosse frustration, déception, début de pleurs, il VEUT voir les poules. En plus, sa soeur s'est endormie et j'ai tout sauf envie qu'il la réveille avec ses gémissements et râleries (tu le sens là, le stress qui monte?) 

Après avoir tenté de le raisonner : "Attends, peut-être qu'on va en voir d'autres, bla bla bla, etc", je tente le tout pour le tout : 

  • Bah oui, c'est vrai ça, elles sont où les poules ?!
  • Oui, elles sont où ? reprend-il en se redressant dans son siège et en regardant de tous côtés 
  • Bah alors les poules, vous êtes où ? On vous cherche nous ! Pti Tonique n'a même pas eu le temps de vous voir ! Allez, venez les poules ! Nous on veut les poules ! Nous, on veut les poules !!

Là, c'est l'extase, il se met à réclamer les poules avec ferveur et en rigolant. Je continue dans mon délire : 

  • Oh nooon ! Mais les poules elles n'arrivent pas à nous rattraper, elles ont de trop petites pattes !

Et il enchaîne, à ma grande surprise : 

  • Bah faut prendre une voiture les poules !

Et le délire continue de plus belle : je m'étonne de ce que les poules aient une voiture, il répond qu'elles vont aller en acheter une. Je demande si les poules ont des sous, il répond que oui. Puis on se demande si toutes les poules vont pouvoir tenir dans une voiture, il répond qu'elles vont aller acheter un camion. Puis qu'il va aussi falloir un camion pour les coqs. 

A un moment, j'ai un (petit) doute, je me demande s'il ne s'attend pas (vraiment) à voir les poules nous suivre en camion. Mais c'est alors qu'il me dit en pointant le doigt par sa fenêtre "Oh regarde, sont là les poules, elles nous suivent !!!" 

Après ça, il a été question que les poules nous suivent jusqu'à la maison, qu'elles viennent prendre le bain avec nous et qu'elles dorment dans le salon. Pti Tonique leur avait d'ailleurs acheté un lit qui était dans notre coffre. Etc etc. 

Bon, faut pas manquer d'énergie hein, c'est sûr !! Parce que Pti Tonique, il adore les délires et après, il lâche plus. On a parlé des poules pendant un bon moment et il les a même à nouveau évoquées pendant les jours qui ont suivi, comme de nouvelles amies imaginaires. 

Et franchement, le trajet en voiture fut bien plus agréable que si l'échange était resté sur un dialogue de sourd "j'essaie de le raisonner/il s'en fout, il est frustré" puis "il râle/je m'énerve" et enfin "sa soeur se réveille et pleure/je suis encore plus énervée et on finit le trajet dans les cris et les pleurs"... 

[Attention, séquence honnêteté : je ne suis pas capable de jouer le jeu tous les jours, à n'importe quel moment. Il y a des jours où je n'ai pas le courage de me lancer là-dedans, c'est clair ! Des jours où les idées ne viennent pas, où je ne suis pas d'humeur. MAIS je sais que j'ai cet outil à ma disposition et il marche plutôt bien. C'est franchement salvateur de l'avoir toujours "à portée de main".] 

  

Situation 4 : reconnaître les sentiments / envies

C'est l'heure du bain. Je suis dans la cuisine et je prépare à manger. Pti Tonique joue non loin de moi, par terre, avec les accessoires de l'aspirateur. Mr Sioux est monté au bain avec l'Iroquoise et attend Pti Tonique, qui ne semble pas trop décidé à monter tant son occupation lui plaît. 

Son père l'a déjà hélé d'en haut plusieurs fois et je réitère la consigne comme quoi il faut aller au bain, c'est l'heure, etc. Il s'en fiche. Je tente : 

  • Je vois bien que tu préfèrerais continuer à jouer avec les trucs de l'aspirateur.

A ces mots, il se lève et me dit : 

  • Tu les touches pas maman ! D'accord ? Tu les laisses là !!
  • Oui mon chéri.
  • Tu les bouges pas comme ça je les reprendrai après le bain ! D'accord maman ?
  • Ok mon chéri, pas de problème.

Et il part au bain ! 

C'est beau, hein ?! Moi ça me bluffe. 

  

Et en même temps, en y réfléchissant, rien de plus logique. Je crois que nous avons plus ou moins les mêmes réactions en tant qu'adultes, en tant qu' "êtres humains", tout simplement. 

Déjà, à la base, peu de gens aiment s'entendre dire ce qu'ils doivent faire. Pourtant, il y a des règles dans la vie, des moments de la journée pour chaque chose, on s'y conforme bon gré mal gré. Et quand on sent "juste" que les autres entendent nos sentiments, qu'ils ne cherchent pas à en faire fi, même s'ils n'y répondent pas par des conseils ou de solutions, on se sent exister, tout simplement.   

Situation 5 : imagination/exagération (contexte "impatience") 

C'est le repas du soir. Pti Tonique veut son morceau de Cousteron, mais il ne le veut pas coupé en petits morceaux comme d'habitude, il le veut "gros", pour mordre dedans. Et comme toujours, nous n'avons pas eu le temps de nous lever pour nous rendre au frigo prendre le fromage qu'il est déjà en train de se lamenter et de réclamer son morceau en geignant et en boucle. Usant pour les nerfs. 

Hier soir, plutôt que de l'exhorter pour la énième fois à patienter, parce que tu vois bien qu'on est en train d'aller le chercher de le couper ton fromage (b*rd*el de m*rde !!!!!), je lui ai dit : 

  • Toi tu veux un GROS bout de fromage.
  • Oui, un GROS !
  • Un ENOOORME même, non ?
  • Ouiiiii !!! (joie, excitation) 
  • Tu veux un bout gros comme la chaise ?
  • Hihihihi, oui, gros comme la chaise !! (humeur joyeuse, il s'éclate) 
  • Non, je sais : plutôt un bout gros comme la voiture !!!

Là, il est trop content, il trouve ça super rigolo et (heureusement), quand je lui ai coupé son morceau, il ne m'a pas dit qu'il n'était pas aussi gros que la voiture et que ça n'allait pas. Il était juste content d'avoir son fromage dans les mains. 

Et moi, j'avais évité de râler. Et lui, il s'était amusé. Et personne n'avait crié. Et on était tous détendus (jusqu'à ce qu'il renverse son verre d'eau mais... PASSONS !! C'était un accident hein). 

*** 

Je trouve que l'intérêt de ces ateliers, c'est que le nombre de séances permet d'avoir un retour sur sa mise en pratique personnelle, afin de se réjouir des succès et de comprendre ce qui n'a pas fonctionné lors des tentatives d'utilisation des outils.  

Cela permet aussi de mieux comprendre certains éléments psychologiques des rapports humains, applicables pas seulement dans les rapports parents-enfants mais aussi dans les rapports quotidiens entre adultes. 

Cela permet de comprendre pourquoi le fait d'accompagner le sentiment est plus rassurant pour celui qui l'éprouve que de l'entendre nier 

Exemple vécu : "il ne faut pas avoir peur, le chien est gentil tu sais, etc" => CERTES, mais l'enfant a peur quand même et en essayant de le rassurer, on ne fait que lui dire "tu ne DEVRAIS PAS avoir peur". Il ne s'en trouve pas vraiment aidé. Si on lui dit "je vois que tu as peur du chien, viens, je te porte et on va se mettre un peu plus loin", il y a fort à parier qu'à force, il finira par se rendre compte de lui-même que le chien ne lui fait rien et fera des tentatives d'approche, à son rythme. 

*** 

Le week-end dernier, en voiture, j'ai enfin eu le temps de commencer à raconter les ateliers à Mr Sioux. Du coup, il s'est immédiatement mis à l'application (et vu la longueur du trajet, la fatigue de tout le monde et les frustrations, ce n'était pas du luxe) et il s'est même amusé à le faire "sur moi". A un moment, j'étais retournée vers la banquette arrière et je fouillais dans le sac au pied de Pti Tonique, dans lequel il venait de faire tomber sa sucette. Je commençais à m'énerver parce que je ne la trouvais pas et que c'était franchement le b*rdel dans ce sac. Et Mr Sioux m'a dit : "C'est vrai que c'est le bazar dedans !!". Et bin ça m'a fait tout drôle ! Je me suis retournée et je l'ai regardé, surprise! Moi-même, dans la situation inverse, je lui aurais plutôt dit d'arrêter de s'énerver parce que ça ne servait à rien (et que ça me stressait). Et là, de sentir qu'il était d'accord avec moi, qu'il "reconnaissait" ou "légitimait" mon énervement, ça a instantanément fait baisser la pression... je vous jure ! J'ai fini par démonter mon appui-tête pour y voir mieux et j'ai trouvé la sucette 30 sec plus tard.  

*** 

Ce qui n'est pas inné chez moi, c'est de me dire que de nommer le sentiment, de le reconnaître, ne va pas l'amplifier ou donner l'impression à mon interlocuteur que je remue le couteau dans sa plaie, comme l'évoque très bien cet extrait du livre :  

Il semblait y avoir une limite interne à cette tendre théorie qui suggère d'accepter les sentiments de nos enfants. Ca fonctionne certainement pour les petits problèmes, comme un doigt égratigné, un jouet perdu ou une déception à la suite de l'annulation d'un pique-nique pour cause de pluie. Mais que faire en cas de blessures graves, comme une vraie perte, la mort d'un animal de compagnie adoré, ou un rejet de la part d'une amie ? Est-ce approprié ou même utile de revenir sur ces sentiments ? Ne cause-t-on pas plus de tort que de bien en rouvrant ces blessures ? 

[...] [Haim Ginott a dit] J'aimerais connaître le moyen de convaincre les parents que la souffrance peut entraîner de la croissance, que la lutte peut renforcer le caractère. Les parents veulent tellement le bonheur de leurs enfants qu'ils les privent souvent des expériences de maturation associées à la déception, à la frustration et au deuil. "Ne pleure pas, disent-ils, nous irons te chercher un autre chien". 

Si seulement les parents savaient qu'on donne des forces aux enfants quand on reconnaît leurs émotions pénibles, [...] Quand votre enfant se coupe, rien sur la terre ne peut guérir la blessure immédiatement. On applique de l'antiseptique et un pansement, et on sait que le temps va se charger du reste. Pour les blessures de l'âme, c'est la même chose. 

[...] le pouvoir de la mère ou du père qui admet la douleur de l'enfant, qui n'est pas détruit par cette douleur... le pouvoir d'un père fort, d'une mère forte, qui entend l'angoisse, qui comprend la peine et qui donne à son enfant, par le simple fait d'écouter, le message le plus profond de tous : c'est supportable. En effet, pourvu qu'une personne dans le monde puisse vraiment nous entendre, être vraiment attentive à nous, c'est supportable.

A. Faber et E. Mazlish, Parents épanouis, Enfants épanouis (pages 48 et 49) 

J'ai toujours une petite appréhension avant de le faire, la crainte de décupler des émotions que je ne saurai pas gérer ensuite. Mais en fait, pourquoi croire systématiquement que je vais devoir les "gérer" ? Les émotions ne sont-elles pas faites pour être vécues, à fond, avant de naturellement s'apaiser (lorsqu'il s'agit d'émotions négatives surtout) parce qu'elles auront été évacuées ? Ce qui doit être encadré et limité, disait en d'autres mots Haim Ginott, ce sont les actes, non les émotions

Et ça, je devrais me le placarder sur les murs de la maison. Pour ne pas l'oublier, pour me détendre plus souvent à l'approche de ce que j'identifie par avance comme une "tempête" de mon fils, pour ne pas croire que repose sur moi la nécessité de canaliser quoi que ce soit. 

Les émotions sont faites pour être vécues. Elles ont toujours un début et une fin, même les plus positives après tout. Tout comme la joie, tout comme le fou rire s'apaise de lui-même, tout comme un moment câlin n'est pas éternel non plus. 

Même si ce n'est pas évident lorsqu'elles s'entrechoquent avec les notres (fatigue, agacement, ...), nous tentons de laisser vivre les émotions de nos enfants, quitte à leur demander d'aller les exprimer plus loin si nous ne sommes pas capables de les supporter. 

  

Les émotions doivent être vécues et non tues, elles évacuent un trop-plein intérieur, elles permettent de rééquilibrer la balance "émotions/intellect" dans une situation donnée. 

(Qu'il en) Soit (ainsi).

Sources : MAVIEESTPALPITANTE